Les Cisterciens de la Drôme et la Géologie

En 1869, les moines cisterciens de l’abbaye d’Aiguebelle, fondée en 1137 dans la Drôme provençale aux confins du Dauphiné et de la Provence, ouvrent une activité de chocolaterie qui connut une belle expansion puisque, en plus de l’atelier initial installé dans l’abbaye, un second atelier est ouvert à Donzère (26) en 1875 puis deux autres ateliers en Algérie et au Maroc en 1942 pour pallier le manque d’approvisionnement de la métropole en matières premières pendant la guerre. Si la chocolaterie de l’abbaye ferme ses portes en 1935 et celle de Donzère en 1978, c’est la Compagnie Chérifienne de Chocolaterie qui continue actuellement à produire le chocolat de la marque « Aiguebelle ».
Mais quel rapport entre ces cisterciens d’Aiguebelle, leur chocolaterie et la Géologie?

AG nationale à Remuzat

L’assemblée générale du Club géologique national a eu lieu le 19 mai à Remuzat dans une atmosphère très amicale sous la présidence de Jean-Louis Vercruysse (jean-louis.vercruysse@orange.fr). Au milieu de la joie de ces retrouvailles annuelles, nous avons aussi partagé un moment de grande tristesse à l’évocation de la disparition récente de Maud Nguyen et André Laurichesse. Après l’approbation unanime des différents rapports et comptes, les membres du Conseil d’Administration 2017 ont été réélus pour former le  Conseil d’Administration 2018. Les présidents des sections régionales dont le président de la section Ile De France, Yann Deffontaine, sont membres de droit de ce Conseil d’Administration. Merci à eux tous pour leur travail et leur dévouement au bon fonctionnement de l’association.

Continuer la lecture de AG nationale à Remuzat 

LES METEORITES

Laurent Grasso

La visite organisée par le club à l’exposition ‘Météorites’ le 11 février 18 a inspiré à Françoise L. l’article suivant :

Tombées sur terre, parfois discrètes, parfois destructrices, parfois, si elles ne sont pas trop grosses dans un trait de lumière (le météore) accompagné d’un grondement de tonnerre (celui-ci dû à une onde de choc à la vitesse d’une dizaine de km/sec, celui-là dû aux frottements intenses dans les couches atmosphériques) : ce sont les Météorites.

En arrivant, elles peuvent éclater, se vaporiser partiellement, fondre superficiellement (à cause d’une température dépassant 2000 °), ce qui les revêt d’une croûte noire plus ou moins vitreuse et brillante : c’est la croûte de fusion.

Chaque année, plus de 20 000 tonnes de matière météoritique entrent dans l’atmosphère terrestre. Ce sont surtout des poussières interplanétaires dont les plus grosses (environ 1 mm) constituent les étoiles filantes. On estime qu’il tombe seulement 5 tonnes par an de météorites dont la masse est supérieure à 1 kg, soit environ 5 000 météorites. Continuer la lecture de LES METEORITES 

DÉTERMINATION DES FOSSILES DE L’EOCENE

Trouver un fossile ? La belle histoire… qui commence ! Il va falloir le nettoyer, éventuellement le consolider, le déterminer, confectionner une étiquette/data (papier ou numérique), le classer…

Une étiquette/data doit comporter les éléments suivants : nom de genre suivi du nom d’espèce (détermination), nom de l’auteur et date de première description (Emarginula costata Lamarck, 1802), le lieu précis de découverte (carrière, lieu-dit, sans oublier le niveau dans la couche), l’étage géologique auquel il appartient et la date de sa découverte. Une photo éventuelle peut venir compléter ‘l’étiquette’ dans le cas d’insertion dans une base de données informatique.

Donc, la première chose fondamentale à faire est d’associer le fossile à son lieu précis de découverte. Vous seul.e êtes en mesure de l’indiquer. En cas d’erreur ultérieure de manipulation (mélange ou perte d’étiquettes, transfert de boites…), autant il sera toujours possible de déterminer le fossile, autant son lieu de prélèvement et son étage seront impossibles à reconstituer.

Pour la détermination :

  • Soit, vous êtes un virtuose et ce sera un jeu d’enfant
  • Sinon, vous avez besoin de documentation et c’est l’objet de ce document que d’indiquer pour chaque embranchement (mollusques, foraminifères…) les ouvrages de référence à consulter pour la détermination des fossiles de l’Éocène. Ces ouvrages sont pour la plupart libres de droit et disponibles sous forme numérique.
  • La troisième solution est de vous appuyer sur les éminents taxonomistes présents dans le club.
Photo : Description des animaux sans vertèbres découverts dans le bassin de Paris T2 Atlas. G.Deshayes Ed. 1866, extrait pl. 87

Jacques et Hervé

Grignon le 14 Avril

Réunion du 14 avril. Après le traditionnel tour de table, la parole est à Hervé D., qui, après plus d’une année d’absence, est revenu en pleine forme. Au programme, la restitution en avant première de ses travaux sur les foraminifères de Grignon avant publication. L’objet de ses travaux était l’étude des régimes hydrodynamiques, les conditions de dépôt et la mesure de la variation de la faune et son abondance. Ses travaux qui ont nécessité la manipulation de quelques 50000 foraminifères, ont permis à Hervé de mettre en évidence un phénomène de vannage des foraminifères sous l’effet des tempêtes et de déterminer avec précision les zones de la falunière à régime hydrodynamique fort (milieu agité et tempêtes) et les zones de régime hydrodynamique faible (dépôts inter-tempêtes et milieu calme dans une baie plus fermée.

Après le déjeuner, travaux de déblaiement et de fouilles dans falunière.