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LES GASTEROPODES BIVALVES

Une curiosité de la Nature  !

On peut être parfois surpris des solutions adoptées par la nature pour protéger un organisme et des convergences de forme qui en résultent, il en est un exemple dans le Groupe des Mollusques avec les Gastéropodes bivalves.

 

Comme on peut le constater il s’agit d’un mollusque dont les parties molles sont celles d’un gastéropode et dont la coquille est formée de deux valves le faisant ressembler à un pélécypode.

Plusieurs genres de mollusques présentent de telles caractéristiques ; nous nous intéresserons plus particulièrement au genre Berthelinia dont une espèce fossile est présente à Grignon à savoir Berthelinia squapula qui figure dans l’Iconographie de Cossmann et Pissarro sous le numéro PE 83-1 mais qui est désormais classée GA 243 Bis 3 selon les préconisations de Jacques Le Renard  et Jean-Michel Pacaud, du Muséum National d’Histoire Naturelle, parues en page 66 du Tome 3, numéro 3 de la Revue Cossmanniana en Mai 1995.

Cossmann décrit une coquille équivalve, lisse, très mince, inéquilatérale dilatée en arrière et arrondie en avant avec des crochets très petits et dont seule la valve droite porte une petite dent obsolète. Quant aux impressions musculaires et du manteau elles sont très peu précises. Toutefois Cossmann avait un doute sur cette coquille classée dans les bivalves. En effet il a écrit « Si je n’avais étudié les deux valves de cette singulière coquille j’aurais pu croire qu’il s’agissait d’un gastéropode »

Toutefois en dehors de sa rareté et de cet aspect très particulier l’intérêt principal des représentants de la famille des Juliidae réside dans les conclusions paléoécologiques que l’on peut en tirer: en effet les représentants actuels des Juliidae ont un biotope bien précis et très particulier puisqu’il s’agit d’une association très stricte avec des algues du genre Caulerpa, algues célèbres depuis qu’elles ont entrepris de coloniser la Méditerranée.

Par ailleurs les Juliidae ont des exigences écologiques très strictes : il leurs faut une température minimum de l’eau de 25°C, une salinité stable et de valeur normale, il leurs faut aussi une eau bien oxygénée et par ailleurs on ne les trouve jamais à plus de 2,5 mètres de profondeur. Toutes ces caractéristiques permettent lorsque l’on trouve à l’état fossile l’une de ces coquilles d’en déduire de précieux enseignements sur le faciès écologique du niveau dans lequel on se trouve. Claude Hy

Références bibliographiques

COSSMANN et PISSARRO Iconographie complète des coquilles fossiles de l’Eocène des environs de Paris

LE RENARD Le genre Namnetia Cossmann 1905, attribution aux Juliidae

 

Homo grignonensis confiné

Bonjour les amis,
 
Voici le compte-rendu de notre réunion « Paléo-Grignon » du 18 avril 2020.
 
Une réunion audio-vidéo riche et passionnante, comme en témoigne le compte-rendu. Daniel m’a aidé à rectifier des erreurs avant diffusion, ce dont je lui sais gré. Je joins au compte-rendu le glossaire sur les gastéropodes envoyé par Xavier.
 
Notre prochain rendez-vous est fixé au samedi 2 mai 2020 à 10h00, en vidéo Skype et en audio (même numéro que d’habitude).
Merci à tous pour votre participation, et aussi pour vos questions et réponses.
 
Très bonne quinzaine confinée à vous. 
Amicalement, Yann
 
Confinement oblige, les réunions de l’équipe Grignon se tiennent maintenant en visio. Et cela depuis le 28 mars. Vous pourrez retrouver le CR établi par Yann dans la rubrique CR des réunions (accès réservé).
 

Lutetiana Neli

Lutetiana neli © Wolfgang Fuhrmannek HLMD parue dans le Frankfurter Rundshau.Bien connu des paléontologues, la « Grube » (fosse) de Messel (Allemagne) est un point-chaud de la biodiversité, célèbre pour la richesse et la qualité de conservation exceptionnelle (Konservat-Lagerstätten) de la faune et de la flore terrestres et lacustres (oiseaux, mammifères, reptiles, insectes, poissons, crocodiles…) de l’époque lutétienne. La « Grube » de Messel (inscrite au patrimoine de l’UNESCO) est  la sœur jumelle de la « Falunière » de Grignon, autre point-chaud de la biodiversité marine connue pour la richesse et la qualité de conservation d’organismes benthiques. Ces 2 sites sont complémentaires pour la connaissance du vivant de la période lutétienne (il y a quelques 48 MA). Voir le reportage sur Messel suite à une visite faite en déc 2013. Voir aussi l’analyse bibliographique de François Bouillé, membre du Club.

Récemment une araignée d’un genre et d’une espèce nouvelle y a été découverte. Baptisée Lutetiana neli en référence à l’étage Lutétien et en hommage à André Nel, paléo-entomologiste, Professeur au MNHN qui effectué de nombreux travaux et rédigé de nombreuses publications sur les arthropodes, cette nouvelle espèce lui a été dédiée à l’occasion de son 60 ème anniversaire.

Une première publication concernant la découverte de cette nouvelle espèce d’araignée fossile sous la signature de Mrs Paul A. Selden & Torsten Wappler est parue dans la revue Palaeoentomology  © 2019 Magnolia Press.

Plusieurs articles sont parus dans la presse allemande, notamment dans le journal Francfurt Rundschau.  Article traduit en français.   

La photo d’en tête est de © Wolfgang Fuhrmannek HLMD parue dans le Frankfurter Rundshau.

Cyrtochetus bistriatus

Cyrtochetus bistriatus fossilshel.nl
Un nouvel article de Daniel :
Les amis, voici un petit article à propos d’une rareté absolue : Cyrtochetus bistriatus, dont il n’a été trouvé et extrait par l’un de nous qu’un seul exemplaire entier dans la couche à Orbitolites complanatus dans la falunière.
Peut-être que certains spécimens n’ont pas supporté le piochon!
Texte ci-dessous. Photos à la suite.
 
 
A PROPOS DE CYRTOCHETUS BISTRIATUS (Lamarck,1803)
 
Introduction 
 
Bien que de très rares fragments aient été trouvés, témoignant de la présence de cette belle espèce dans la falunière, nous n’imaginions pas avoir la surprise d’en découvrir un jour un spécimen complet. C’est pourtant ce qui est arrivé le jour où, apparaissant à peine, « planté » à la verticale pointe en haut, l’un de nous fit cette découverte. Belle espèce certes mais aussi extrême fragilité en raison de son test très fin. C’est donc exceptionnel que cet individu ait pu rester intact dans ce niveau où il est vrai certains bivalves fragiles ont eu la même destinée.
L’extraction a été difficile et la colle a été d’un grand secours in situ.
 

Épidémie COVID-19

Bonjour à toutes et à tous,

Suite aux mesures annoncées par le gouvernement pour endiguer la propagation du coronavirus, le Club Géologique d’Île de France :

–  supprime, jusqu’à nouvel ordre, toutes les séances d’atelier dans son local de la Maison des Associations du 8 rue Brillat-Savarin à Paris. Seul demeurera possible un passage rapide,  ponctuel et individuel de membres du CA au local pour vérification de rangement et sécurité, et ce dans le respect les règles édictées par le gouvernement.

supprime la visite guidée de l’exposition « un monde minéral » le 24 mars 2020 annoncée sur le portail malin.

supprime l’animation géologique prévue le 1er avril avec le Club Musical et la Compagnie du Message.

reporte à une date indéterminée l’Assemblée Générale prévue le 21 mars 2020, ainsi que le Conseil d’administration qui devait suivre l’AG.

supprime toutes les réunions rue Brillat-Savarin à Paris.  

– supprime toutes les réunions au pigeonnier de Grignon. Une première réunion a eu lieu à l’aide d’un numéro d’audio-conférence le 14 mars 2020. Le calendrier de réunions de Grignon est maintenu, uniquement en audio-conférence.

Nous rétablirons nos activités lorsque les directives gouvernementales le permettront.

La reprise de nos activités, progressive ou non, fera l’objet de communications de ma part.

Je ne peux que vous engager à ne pas sous-estimer la gravité de la contamination qui nous attend. 

Les cas de l’Espagne et de l’Italie aujourd’hui sont édifiants, et nous avons à peine 8 jours de décalage avec eux en ce qui concerne la propagation du virus.

Prenez toutes vos dispositions pour limiter dores et déjà au maximum vos sorties et réunions, et limiter ainsi votre exposition au coronavirus.

Notre club a toujours été un très bel exemple de collaboration et d’entraide bénévole. Ce repli sur soi temporaire est une façon de collaborer collectivement à la lutte contre la propagation du virus.

Nous nous retrouverons  bientôt pour partager à nouveau nos passions, dans l’amitié qui est au cœur de la devise de notre club.

Amicalement, Yann Deffontaine

Président du club géologique d’Île de France

dim. 15/03/2020 21:33

25-26 avril Sortie à Bruxelles

Grand Place de Bruxelles. Patrimoine mondial Unesco – Photo en.wikipedia.org

Bonjour à toutes et tous,

Le club géologique propose une visite à Bruxelles le samedi 25 avril et le dimanche 26 avril. Nous avons obtenu, c’est tout à fait exceptionnel, une visite guidée des collections de minéralogie et des nouvelles salles du Museum d’histoire naturelle le dimanche après-midi. Bravo à Michèle. Nous compléterons cette visite guidée par une visite libre des salles consacrées aux iguanodons de Bernissart. Le samedi, à notre arrivée, nous effectuerons un circuit « Art nouveau » dans la ville de Bruxelles.

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1976-2020 Historique du Club

1. Création de la structure nationale du Club Géologique

Le mouvement associatif a conquis, dans les années 1970, un droit de cité que personne ne saurait contester. C’est ainsi qu’au sein de La Poste et de France Telecom plus de 1500 associations de personnel, tant nationales que régionales et départementales, ont vu le jour. 

Ces associations ont pour objet les domaines les plus divers : la prévoyance et la solidarité, les activités sportives et de loisirs, les activités culturelles, les activités économiques et de restauration… 

C’est dans cette dynamique que s’est constituée en 1976, sur l’initiative de François Bernardini, la structure nationale du ‘Club Géologique la Poste France Telecom et leurs filiales’, Association régie par la Loi de 1901, dont l’objet est l’étude de la structure du globe et de son histoire. Statuts actuels.

Les activités de cette structure nationale sont tournées vers 3 disciplines :

La Minéralogie (Etude des roches, des minéraux tant amorphes que sous forme cristalline), la Paléontologie (Etude des fossiles, restes d’organismes animaux ou végétaux), la Préhistoire (Etude de l’origine et de l’évolution de l’homme à travers les restes fossiles, les outils, armes, objets manufacturés, constructions…) 

Le volet pédagogique de ces 3 disciplines est appréhendé par des sorties in situ (carrières, affleurements, bords de mer…) -la recherche est organisée tant dans la région parisienne qu’en province voire à l’étranger-, par la visite de musées, d’expositions, de bourses d’échanges et toutes manifestations susceptibles d’enrichir les connaissances.

L’organisation d’expositions est également assurée à partir de d’objets issues des collections personnelles des adhérents et parfois avec l’appui de contributeurs externes institutionnels ou privés. Dans les années 80, le Club National organise une dizaine d’expositions à Paris. Exposition en 1987 au Foyer PTT de Paris 18ème (voir rubrique Expos).  

François Bernardini fut le premier président de cette structure nationale. En 1976 le CA était composé de Michel Ridet, Claude Lajeunie, Francis Puig et Arlette Gabelataud. Les présidents suivants seront Michel Ridet, Daniel Coutier, Luc Delporte et JL Vercruysse, l’actuel Pdt.

Ce Club national fédère progressivement 9 sections régionales : Aquitaine, Auvergne/Limousin, Bretagne, 3 sections parisiennes, Languedoc/Roussillon, Nord, Nantes/Pays de Loire, Provence/Cote d’Azur, Rhône Alpes/Dauphiné. En 2019 les sections Bretagne, Languedoc/Roussillon et Nord n’existent plus. En 2017, les 6 sections actives regroupent 280 adhérents (30% origine Poste, 30% origine Orange et 40% Extérieurs).

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