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Promenade

Ne vous laissez pas arrêter par la chaleur ! Venez flâner entre les vitrines du Club à Brillat-Savarin. Voyagez  de l’Australie au Brésil en passant par les Indes et … le Tarn. Sans oublier les statuettes préhistoriques, les bois fossiles, les fossiles des Causses, de Normandie, de Grignon et les minéraux de « nature bleue » et « de nature verte ».

Laissez-vous guider par le « Plaisir des Yeux ».

 

Collection de minéraux et photos : Michel Nguyen

Ponderia bispinosa

24 Ponderia bispinosa Villiers 48mmPETIT HISTORIQUE A PROPOS D’UNE COQUILLE RARE : Ponderia bispinosa  (Cossmann GA 169 – 6)
 
Cette espèce qui vient d’être introduite dans la collection du club constitue une curiosité en raison de sa rareté à Grignon (moins de 10 spécimens découverts par l’équipe actuelle sur plusieurs années), de sa petite taille (photo 1), mais aussi par ses caractéristiques particulières et son histoire plutôt compliquée..
Murex bispinosus (Sowerby, 1823) de la famille des Muricidae (sous-famille Muricinae) est une coquille allongée possédant trois varices foliacées ornées d’épines tubulaires et des cordons perlés sur son dernier tour.
 
Taxonomie:
C’est le britannique J de C. Sowerby qui créa cette espèce en 1823 pour un Muricidae de GB du Lutétien des Bracklesham beds et Bartonien des Barton beds où elle est rare.
Découverte dans le Bassin de Paris, c’est Deshayes dans son 2è ouvrage qui, estimant qu’il y avait des différences avec l’espèce anglaise, créa Murex caillati, vraiment très proche malgré tout, basé sur un exemplaire unique de … Grignon.
Plus tard Cossmann estimant qu’il n’y avait pas assez de différences rétablit le nom de Sowerby.
Récemment D. Merle et al. firent de même dans leur ouvrage « Murex shells of the world. ».
Restait à classer cette coquille dans un genre car le terme Murex ne convenait plus.
« Promené »dans une demi douzaine de genres, jugeant qu’il fallait introduire quelque chose de nouveau car aucun déjà connu ne convenait, Roland Houart inventa Ponderia en 1986.
Curieusement cette espèce a vécu dans le BP au Cuisien (où elle est rarissime), le Lutétien où elle est peu fréquente et le Bartonien où elle est rare.
Question taille: le spécimen de Deshayes mesurait 37mm mais dans le gisement proche de Villiers St Frédéric l’espèce peut approcher (très rarement) 50mm (photo 2)

Une journée ordinaire à Grignon

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27 avril 2017 : Ce jour voit le retour d’Hervé après plusieurs mois d’absence. Après le traditionnel tour de table mené par Yann où chacun peut exprimer commentaires, informations, trouvailles, actualités paléontologiques… Daniel a dirigé la séance de travaux pratiques autour de la famille des Muricidées. Il avait aiuUne première analyse et description des différentes espèces de Muricidées avaient au préalable été transmis par Daniel. Le jeu consiste à confirmer ou affiner la détermination des fossiles apportés par chacun. Les pièces circulent de main en main, les documents de référence (Cossmann, Cambien…) sont consultés, les avis sont partagés et les échanges de point de vue sont toujours fructueux.

Le temps, plutôt clément, autorise un pique-nique ensoleillé dans la falunière : la nappe est mise, la table dressée, les bouteilles débouchées, les plats frugaux ou gastronomiques sortent des sacs. Entre amis, l’ambiance est chaleureuse. Il est beaucoup question de paléontologie, des projets concernant l’aménagement de la falunière, des projets de sondages dans d’autres parties du domaine, mais pas seulement…

Puis la troisième mi-temps tant attendue arrive : pelles, piochons, tamis, boites sortent des coffres des voitures et chacun se dirige vers les coins de fouilles qui dans le niveau à oursins, qui dans le niveau à campaniles, qui dans le niveau supérieur. Une journée ordinaire à Grignon.

Au revoir, Gérard !

Gérard et Geneviève Sept 2012
Gérard et Geneviève Sept 2012

Gérard, ton adhésion au Club Géologique s’est faite par le biais de l’Association Philatélique fréquentée par un de nos membres. Tu as souhaité venir dans notre club et,  ton adhésion acceptée, tu nous as tout de suite rejoint et utilisé toutes les possibilités qui s’offraient à toi : sorties sur le terrain, utilisation du matériel de l’atelier pour scier et polir, la bibliothèque…plus les conseils. 

De simple adhérent, tu es devenu rapidement l’ami apprécié de tous. Nous nous souvenons de ta gourmandise en présence d’un nouveau « caillou », nous nous nous souvenons de ta vivacité d’esprit et de tes bons mots.

Tous les mardis, cela était devenu un rite, on se retrouvait entre amis pour le plaisir d’être ensemble ; on parlait de tout, on parlait de rien et parfois de Géologie et de Paléontologie. Malheureusement Gérard, tu nous a quittés beaucoup trop tôt, tu avais encore beaucoup de travail avec tes cailloux et notamment ton bloc de Bélemnites ramené d’une dernière sortie en Normandie.

Tous tes amis du club vont te regretter ; nous ne t’oublierons pas. Au revoir, Gérard !

Texte de Michel lu, samedi 29 avril, lors des obsèques de Gérard Coutris, membre de notre club. 

Coupe d’un entérolithe de cheval

Entérolithe de cheval
Entérolithe de cheval

Le Club a été contacté par Emilie, étudiante en dernière année à l’école Vétérinaire de Maisons Alfort, qui pour les besoins de sa thèse sur les entérolithes de cheval, souhaitait obtenir une ‘galette’ de l’entérolithe prélévé par autopsie sur son cheval Kerlavie. Elle avait réussi à trouvé une association pour couper en 2 la pièce d’origine mais avait besoin d’une coupe supplémentaire pour faire effectuer dans un laboratoire spécialisé une analyse de la composition chimique de l’entérolithe.

Mais qu’est-ce donc que les entérolithes ? Ce sont des calculs intestinaux qui se forment principalement chez les chevaux qui vivent dans des régions arides comme le Texas, la Californie, l’Afrique sub-saharienne… Ces formations sont principalement dues à l’alimentation dont la luzerne, qui est très riche en protéines, calcium et magnésium. Ces excès de minéraux et de protéines sont responsables de la précipitation de la pierre dans le colon. L’entérolithe grossit pendant plusieurs années jusqu’à obstruer l’intestin, ce qui conduit généralement à la mort de l’animal. Le seul traitement possible est le retrait de la pierre chirurgicalement. Après  ces explications donnée par Emilie et l’historique particulier de cette pièce, pour le moins inhabituelle dans les locaux de l’atelier, Michel s’est retroussé les manches et a magistralement découpé une galette de 5mm d’épaisseur.

Nous avons reçu ce message d’Emilie « je voulais profiter de ce mail pour remercier encore une fois toute l’équipe pour l’accueil que vous m’avez consacré et pour le travail que vous avez réalisé ». 

Souhaitons bonne chance à Emilie pour la soutenance de sa thèse que nous lirons avec intérêt.

Le reportage en photos de l’opération: