Archives pour la catégorie paléontologie

Changement de classe !

Ca s'arrose !
   Gastéropode ?        Ça s’arrose !

Des squelettes humains préhistoriques, longtemps attribués à des hommes, ont été récemment ‘requalifiés’ en squelettes de femmes.

Il s’agit notamment du squelette humain Magdalénien découvert par Marcel Blanchard en 1934 dans la grotte de St Germain la Rivière (Gironde, France), attribué à un homme, qui vient de faire l’objet d’une révision de sexe.  La conclusion de l’étude (voir biblio) menée en 2002 indique : « Cela signifie que, si le dimorphisme sexuel des populations du Paléolithique supérieur ne diffère pas de celui de l’ensemble des populations actuelles, ce qui est vraisemblable en raison de leur identité taxonomique, le spécimen de Saint-Germain-la-Rivière est statistiquement féminin avec un risque d’erreur négligeable. Le réexamen des os coxaux du squelette de Saint-Germain-la-Rivière selon deux méthodes, la première morphologique, la seconde morphométrique dont la fiabilité très élevée a été testée par ailleurs confirme de manière certaine I’attribution de ce spécimen à une jeune femme adulte ».  

     Squelette Magdalénien – Saint Germain la Rivière
     Dame du Cavillon – Musée de l’homme

 

 

 

 

 

 

 

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Exposition Poterne 2018

 

Actuellement, le hall d’entrée de la Poterne est meublé par 16 vitrines thématiques où sont exposés des minéraux – certaines pièces sont assez exceptionnelles – , des fossiles, des récoltes de fouilles, des moulages d’objets préhistoriques…Située sur le passage des nombreux visiteurs de la maison des Associations de la Poste, cette exposition est une magnifique façade pour le Club. Aujourd’hui 13 de ces vitrines bénéficient d’un éclairage intégré. C’est l’occasion de les découvrir. Voici un aperçu photographique… pas encore complètement exhaustif. 

Remerciements à Daniel et Michel, les artisans des éclairages de 13 vitrines. Travail qui a demandé beaucoup de patientes et minutieuses recherches pour trouver et adapter le matériel électrique. Le résultat est saisissant !

Volcanisme en mer Egée

Le Club vous propose d’assister à une conférence sur le Volcanisme en mer Égée : le Samedi 1er Décembre à 14h15, Salle RC1 au rez de Chaussée, 8 rue Brillat Savarin 75013 (ouverture de la salle à 13h45).

Programme de la conférence :

1- Tectonique de la mer Egée présentée par Jean-Paul Cadet (ancien professeur de géologie structurale à l’université Pierre & Marie Curie). Durée 20mn environ, réponses aux questions  10mn

Durant le crétacé (-145Ma/-65Ma), la séparation entre les plaques américaines et africaines a créé une rotation de la plaque africaine et la fermeture d’un océan appelé  Théthys. Les mouvements ont entraîné la collision entre les plaques européennes et africaines avec la création des Alpes et l’ouverture de la méditerranée. Il sera expliqué les mouvements de plaques qui ont formé une fosse océanique profonde de plus de 4500 mètres, un arc d’îles non volcaniques dont la Crête et Rhodes et un arc d’îles volcaniques comprenant Santorin qui s’est caractérisé par l’éruption minoenne réputée dater du 17ème siècle avant notre ère avec des conséquences qui ont affecté jusqu’à l’Égypte (décrite dans la bible par les plaies de l’Egypte). Cependant, la plus forte explosion volcanique de la méditerranée a été celle de Kos il y a 161000 ans.

2- Arc volcanique Egéen et parcours de voyages présentés par Suzette et Henri Mulleman (Pdt du Cercle Quercynois des Sciences de la Terre, membres du Club). Durée 45mn environ, réponses aux questions  10mn

Suzette et Henri qui parcourent la Grèce depuis 10 ans, commenteront les sentiers des volcans avec cartes, photos, videos. La Grèce comporte 4 géoparcs. Les zones d’intérêt géologique comportent des sentiers de découverte géologique (l’île de Nisyros en comporte 10, et Milos 6).

Le parcours décrira l’arc volcanique partant de Sousaki, puis Egine, Methana, Poros, Milos, Santorin, Nisyros, Kos.

Le séjour à Nisyros permettra de décrire l’itinéraire dans une caldeira de 4km formée par une explosion gigantesque il y a 6000 ans. La vidéo de la descente au fond du cratère de Stephanos rappellera par ses bouillonnements et fumées la place de Nisyros dans les  volcans actifs, etc..

Il sera montré que ce volcanisme est fortement associé à l’hydrothermalisme. Le médecin Hippocrate a relaté les vertus thérapeutiques des sources chaudes de Milos. On notera la mer chaude avec des bains thermaux à Kos (Therma). Le volcanisme sous-marin, dont celui de Kolumbo dont la dernière éruption date de 1650 sera abordé .

La Grèce comporte 4 géo-parcs. Les zones d’intérêt géologique comportent  des  sentiers de découverte géologique (l’île de Nisyros en comporte 10, et Milos 6) . Suzette et Henri qui parcourent la Grèce depuis 10 ans, commenteront ces  sentiers des volcans avec  cartes, photos, vidéos.   

3- Clôture par Norbert Choisi (Responsable Île de France de l’Association LAVE) qui s’est rendu sur 20 volcans actifs pendant leur éruption. Durée 10mn, les questions continueront pendant le dessert

La séance continuera  par une dégustation de  µпαKλαβά (baklava grecque) faite par Henri, vous pouvez aussi amener vos spécialités de gâteaux ou boissons.

Vous pourrez pendant la dégustation continuer à discuter avec les conférenciers et poser vos questions théoriques ou pratiques sur vos projets de voyages volcaniques.

Cette conférence est ouverte aux adhérents du Club Géologique IDF, de LAVE et de l’ACGA. 

>> Pour la bonne organisation de cette séance, merci de vous inscrire par mail : clubgeologiqueidf@orange.fr

Accès : http://clubgeologiqueidf.fr/accueil/leclub/paris/

Le patrimoine géologique

L’arrêté de protection de géotope du site d’intérêt géologique du domaine de Grignon à Thiverval-Grignon (une zone incluant tout le secteur autour de la Falunière et une zone incluant la Côte aux buis – voir carte sur l’arrêté) ainsi que celui relatif au site de la Ferme de l’Orme à Beynes signés par le Préfet des Yvelines le 26 mai 2018 sont l’occasion d’évoquer la lente évolution de la notion de patrimoine et plus particulièrement celle du patrimoine géologique et de sa protection.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est en 1792, au plus fort des saccages perpétrés sous la révolution française qu’est né le concept de patrimoine national suivi en 1793 du concept de monument historique, débouchant dès 1810 sur une démarche d’inventaire et de publication. En 1837 est créée la commission des monuments historiques. Sur commande de Prosper Mérimée, inspecteur général des monuments historiques, ont lieu les premières grandes restaurations : la basilique de Vézelay, la cité de Carcassonne, le château de Pierrefonds (60), la cathédrale ND de Paris…

  • La Loi du 30 mars 1887

Le 30 mars 1887 est votée la première loi relative à la conservation des monuments et objets mobiliers présentant un intérêt historique et artistique.

Tout au long du XXème siècle la protection sera étendue aux monuments naturels, aux sites, aux œuvres d’art, aux collections, aux découvertes archéologiques, aux abords des monuments historiques, aux quartiers anciens et les pouvoirs de l’Etat ne cesseront d’être accrus (limites au droit de propriété pour cause d’intérêt public et travaux de restauration menés d’office…)

A partir de la moitié du XXème siècle, l’environnement est au cœur du patrimoine à protéger avec la création des parcs nationaux en 1960, le vote de la loi littoral en 1975 et de la loi montagne en 1985.

Quant à la préservation des objets géologiques, c’est certes une préoccupation ancienne, mais c’est une préservation ex situ, notamment à travers les collections des cabinets de curiosités d’amateurs éclairés et des musées ou autres établissements publics. La nécessité de préserver in situ les sites géologiques et de les considérer comme patrimoine géologique est apparue dans les années 1970.

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Protection du Lutétien de Grignon

Le 26 mai 2018  l’Arrêté de protection est pris par le Préfet des Yvelines.

En Île-de-France 2 sites figurent sur une liste départementale des sites d’intérêt géologiques et 2 arrêtés préfectoraux de protection de géotope (APPG) ont été pris pour :

  • le site d’intérêt géologique du lieu-dit de la ferme de l’Orme à Beynes ;
  • le site d’intérêt géologique du domaine de Grignon à Thiverval-Grignon. 

Il s’agit des deux premiers sites en France bénéficiant d’un APPG.

Concernant Grignon,  rappel des étapes du processus de protection :

  • Fiche d’inscription du domaine de Grignon à l’inventaire national du patrimoine géologique remplie par : Elise Auberger, Didier Merle et Jean-Pierre Gély.
  • Le 26 novembre 2015 : Motion du CSRPN, pour soutenir l’inscription à l’inventaire : « Le CSRPN confirme le fort potentiel scientifique de rang international que présente le site de Grignon. Celui-ci apparaît comme prioritaire dans le classement de l’inventaire du patrimoine géologique régional ». A la signature de Jean-Pierre Gély, Président de la Commission régionale du patrimoine géologique d’Ile-de-France et de Christine Rollard, Présidente du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel.
  • 26 Novembre 2017 : Dossier de présentation des sites d’intérêt géologique des Yvelines – Lutétien à Beynes et Grignon – par la Direction Régionale et Interdépartementale de l’environnement et de l’énergie (DRIEE) Ile de France à destination du préfet des Yvelines en vue d’établir un Projet d’arrêté de protection de Géotope  : « …Les sites d’intérêt géologique de Beynes et de Grignon constituent les deux sites prioritaires à protéger en Ile-de-France en raison de la formation géologique concernée du Lutétien, étage de référence internationale qui tire son nom de la région parisienne (Lutetia, ancien nom latin de Paris) où il fut décrit la première fois ainsi que de l’extraordinaire richesse paléontologique très bien conservée qu’ils contiennent. Il est donc absolument nécessaire de préserver ces sites remarquables (…) en prenant des arrêtés de protection de géotope permettant de préciser les mesures de protection adaptées en fonction du contexte géologique local et des usages existants. »
  • Décembre 2017 : Suite à la proposition de la DRIEE, projet d’arrêté de protection de Géotope (APPG) par la préfecture des Yvelines
  • Le 26 mai 2018 : Arrêté de protection pris par le Préfet des Yvelines.

Les Cisterciens de la Drôme et la Géologie

En 1869, les moines cisterciens de l’abbaye d’Aiguebelle, fondée en 1137 dans la Drôme provençale aux confins du Dauphiné et de la Provence, ouvrent une activité de chocolaterie qui connut une belle expansion puisque, en plus de l’atelier initial installé dans l’abbaye, un second atelier est ouvert à Donzère (26) en 1875 puis deux autres ateliers en Algérie et au Maroc en 1942 pour pallier le manque d’approvisionnement de la métropole en matières premières pendant la guerre. Si la chocolaterie de l’abbaye ferme ses portes en 1935 et celle de Donzère en 1978, c’est la Compagnie Chérifienne de Chocolaterie qui continue actuellement à produire le chocolat de la marque « Aiguebelle ».
Mais quel rapport entre ces cisterciens d’Aiguebelle, leur chocolaterie et la Géologie ?

DÉTERMINATION DES FOSSILES DE L’EOCENE

Trouver un fossile ? La belle histoire… qui commence ! Il va falloir le nettoyer, éventuellement le consolider, le déterminer, confectionner une étiquette/data (papier ou numérique), le classer…

Une étiquette/data doit comporter les éléments suivants : nom de genre suivi du nom d’espèce (détermination), nom de l’auteur et date de première description (Emarginula costata Lamarck, 1802), le lieu précis de découverte (carrière, lieu-dit, sans oublier le niveau dans la couche), l’étage géologique auquel il appartient et la date de sa découverte. Une photo éventuelle peut venir compléter ‘l’étiquette’ dans le cas d’insertion dans une base de données informatique.

Donc, la première chose fondamentale à faire est d’associer le fossile à son lieu précis de découverte. Vous seul.e êtes en mesure de l’indiquer. En cas d’erreur ultérieure de manipulation (mélange ou perte d’étiquettes, transfert de boites…), autant il sera toujours possible de déterminer le fossile, autant son lieu de prélèvement et son étage seront impossibles à reconstituer.

Pour la détermination :

  • Soit, vous êtes un virtuose et ce sera un jeu d’enfant
  • Sinon, vous avez besoin de documentation et c’est l’objet de ce document que d’indiquer pour chaque embranchement (mollusques, foraminifères…) les ouvrages de référence à consulter pour la détermination des fossiles de l’Éocène. Ces ouvrages sont pour la plupart libres de droit et disponibles sous forme numérique.
  • La troisième solution est de vous appuyer sur les éminents taxonomistes présents dans le club.
Photo : Description des animaux sans vertèbres découverts dans le bassin de Paris T2 Atlas. G.Deshayes Ed. 1866, extrait pl. 87

Jacques et Hervé

Animation géologique

Le mercredi 21 mars, le Club Géologique a organisé, dans le hall du Club Musical et de la Compagnie du Message, une présentation de ses activités à l’attention des membres de ces deux clubs qui se rendaient à leur activité.

Cette présentation avait été annoncée par l’installation de deux vitrines dans ce hall un mois à l’avance ainsi que par des mails adressés par nos partenaires à leurs adhérents.

Brigitte, Hélène, Renée, Daniel, Jean, Michel, Gabriel et Jacques étaient présents pour parler des activités du club et répondre aux questions des visiteurs. 

Trois activités étaient représentées :

Paléontologie : observation de microfossiles à travers une binoculaire et présentation de divers fossiles du Bassin Parisien ( Grignon, Chaumont en Vexin). Une boite de fossiles de Grignon (Lutétien) et une boite d’oursins de Mortagne dans le Perche (Callovien) étaient à disposition des visiteurs.

Pétrographie: Plusieurs lames minces en provenance des volcans d’Auvergne (Chaîne des Puys) étaient proposées à la lecture à travers le microscope polarisant. Ces lames et les échantillons correspondants ainsi que deux panneaux et un document explicatifs avaient été mis à disposition par Dominique Rossier de la Saga (Société Amicale des Géologues Amateurs).

Préhistoire : différents outils et objets de la préhistoire dont une reproduction d’un crane de Néanderthal

Une soixantaine de personnes se sont arrêtés sur notre stand dont les enfants d’une centre aéré de la Ville de Paris emmené par une adhérente du Club Musical.

Merci au Club Musical, à la Compagnie du Message et à la Saga pour leur appui. Ce fut un grand plaisir pour toute notre équipe de partager son enthousiasme et ses connaissances, et de répondre à la curiosité des petits et des grands.

L’échelle chronostratigraphique

La stratigraphie ( du latin stratum : couverture et du grec graphein : écrire ) est la science qui étudie la succession des dépôts sédimentaires, qui se présentent en affleurement sur le terrain, en sondage, en couches distinctes ou en strates.

La chronostratigraphie est une branche de la stratigraphie dont l’objet est l’étude de l’âge des couches (strates) de roches.

Une échelle chronostratigraphique permet de classer chronologiquement les divers événements/étages géologiques qui sont intervenus depuis l’origine de la Terre, il y a 4,55 milliards d’années, jusqu’à nos jours. L’histoire de la Terre a été fractionnée en différentes tranches de temps : éon, ère, période, époque, étage.

Tout d’abord un peu d’histoire pour comprendre les origines de l’échelle chronostratigraphique 

          1. Le principe de superposition

Nicolas Sténon (1638 – 1686) géologue danois fut l’un des premiers à formuler des principes en géologie, notamment le principe de superposition, selon lequel dans une succession sédimentaire les couches récentes recouvrent les plus anciennes.

On doit, en 1760, au géologue italien Giovanni Arduino (1714-1795) d’après ses observations du relief de la Vénétie dans le vicentin (pays autour de Vicence -Vicenza) la décomposition des terrains et de l’histoire de la terre en 4   » ordres  « … accès à la totalité de l’article  échelle chronostratigraphique

Taxonomie et nomenclature

Photo Wikipedia

La taxonomie classe les Animaux et les Plantes en différentes catégories. Elle range tous les êtres vivants suivant les caractères qu’ils ont en commun, des plus généraux (règne) aux plus particuliers (espèce). Tout être vivant connu et étudié sera ainsi nommé, décrit, enregistré et accessible aux chercheurs de toutes origines.

D’autre part, la nomenclature est un système qui consiste à désigner les êtres vivants ou fossiles par un nom latin ou latinisé formé de deux mots, désignant respectivement le genre et l’espèce. Ces normes internationales bien précises sont instituées afin que la compréhension d’un écrit soit facilitée pour tous, quelle que soit l’origine géographique.

Le but de cet article est de tenter d’expliquer quelques règles permettant de mieux comprendre tout cela, sachant que c’est loin d’être simple !

De plus, chaque espèce est nommée, soit, mais il est important de connaître le pourquoi des terminaisons  des taxons que ce soit pour le genre ou pour l’espèce.

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