DÉTERMINATION DES FOSSILES DE L’EOCENE

Trouver un fossile ? La belle histoire… qui commence ! Il va falloir le nettoyer, éventuellement le consolider, le déterminer, confectionner une étiquette/data (papier ou numérique), le classer…

Une étiquette/data doit comporter les éléments suivants : nom de genre suivi du nom d’espèce (détermination), nom de l’auteur et date de première description (Emarginula costata Lamarck, 1802), le lieu précis de découverte (carrière, lieu-dit, sans oublier le niveau dans la couche), l’étage géologique auquel il appartient et la date de sa découverte. Une photo éventuelle peut venir compléter ‘l’étiquette’ dans le cas d’insertion dans une base de données informatique.

Donc, la première chose fondamentale à faire est d’associer le fossile à son lieu précis de découverte. Vous seul.e êtes en mesure de l’indiquer. En cas d’erreur ultérieure de manipulation (mélange ou perte d’étiquettes, transfert de boites…), autant il sera toujours possible de déterminer le fossile, autant son lieu de prélèvement et son étage seront impossibles à reconstituer.

Pour la détermination :

  • Soit, vous êtes un virtuose et ce sera un jeu d’enfant
  • Sinon, vous avez besoin de documentation et c’est l’objet de ce document que d’indiquer pour chaque embranchement (mollusques, foraminifères…) les ouvrages de référence à consulter pour la détermination des fossiles de l’Éocène. Ces ouvrages sont pour la plupart libres de droit et disponibles sous forme numérique.
  • La troisième solution est de vous appuyer sur les éminents taxonomistes présents dans le club.
Photo : Description des animaux sans vertèbres découverts dans le bassin de Paris T2 Atlas. G.Deshayes Ed. 1866, extrait pl. 87

Jacques et Hervé

Grignon le 14 Avril

Réunion du 14 avril. Après le traditionnel tour de table, la parole est à Hervé D., qui, après plus d’une année d’absence, est revenu en pleine forme. Au programme, la restitution en avant première de ses travaux sur les foraminifères de Grignon avant publication. L’objet de ses travaux était l’étude des régimes hydrodynamiques, les conditions de dépôt et la mesure de la variation de la faune et son abondance. Ses travaux qui ont nécessité la manipulation de quelques 50000 foraminifères, ont permis à Hervé de mettre en évidence un phénomène de vannage des foraminifères sous l’effet des tempêtes et de déterminer avec précision les zones de la falunière à régime hydrodynamique fort (milieu agité et tempêtes) et les zones de régime hydrodynamique faible (dépôts inter-tempêtes et milieu calme dans une baie plus fermée.

Après le déjeuner, travaux de déblaiement et de fouilles dans falunière.

 

 

Animation géologique

Le mercredi 21 mars, le Club Géologique a organisé, dans le hall du Club Musical et de la Compagnie du Message, une présentation de ses activités à l’attention des membres de ces deux clubs qui se rendaient à leur activité.

Cette présentation avait été annoncée par l’installation de deux vitrine dans ce hall un mois à l’avance ainsi que par des mails adressés par nos partenaires à leurs adhérents.

Brigitte, Hélène, Renée, Daniel, Jean, Michel, Gabriel et Jacques étaient présents pour parler des activités du club et répondre aux questions des visiteurs. 

Trois activités étaient représentées :

Paléontologie : observation de microfossiles à travers une binoculaire et présentation de divers fossiles du Bassin Parisien ( Grignon, Chaumont en Vexin). Une boite de fossiles de Grignon (Lutétien) et une boite d’oursins de Mortagne dans le Perche (Callovien) étaient à disposition des visiteurs.

Pétrographie: Plusieurs lames minces en provenance des volcans d’Auvergne (Chaîne des Puys) étaient proposées à la lecture à travers le microscope polarisant. Ces lames et les échantillons correspondants ainsi que deux panneaux et un document explicatifs avaient été mis à disposition par Dominique Rossier de la Saga (Société Amicale des Géologues Amateurs).

Préhistoire : différents outils et objets de la préhistoire dont une reproduction d’un crane de Néanderthal

Une soixantaine de personnes se sont arrêtés sur notre stand dont les enfants d’une centre aéré de la Ville de Paris emmené par une adhérente du Club Musical.

Merci au Club Musical, à la Compagnie du Message et à la Saga pour leur appui. Ce fut un grand plaisir pour toute notre équipe de partager son enthousiasme et ses connaissances, et de répondre à la curiosité des petits et des grands.

L’échelle chronostratigraphique

La stratigraphie ( du latin stratum : couverture et du grec graphein : écrire ) est la science qui étudie la succession des dépôts sédimentaires, qui se présentent en affleurement sur le terrain, en sondage, en couches distinctes ou en strates.

La chronostratigraphie est une branche de la stratigraphie dont l’objet est l’étude de l’âge des couches (strates) de roches.

Une échelle chronostratigraphique permet de classer chronologiquement les divers événements/étages géologiques qui sont intervenus depuis l’origine de la Terre, il y a 4,55 milliards d’années, jusqu’à nos jours. L’histoire de la Terre a été fractionnée en différentes tranches de temps : éon, ère, période, époque, étage.

Tout d’abord un peu d’histoire pour comprendre les origines de l’échelle chronostratigraphique 

          1. Le principe de superposition

Nicolas Sténon (1638 – 1686) géologue danois fut l’un des premiers à formuler des principes en géologie, notamment le principe de superposition, selon lequel dans une succession sédimentaire les couches récentes recouvrent les plus anciennes.

On doit, en 1760, au géologue italien Giovanni Arduino (1714-1795) d’après ses observations du relief de la Vénétie dans le vicentin (pays autour de Vicence -Vicenza) la décomposition des terrains et de l’histoire de la terre en 4   » ordres  « … accès à la totalité de l’article  échelle chronostratigraphique

Taxonomie et nomenclature

Photo Wikipedia

La taxonomie classe les Animaux et les Plantes en différentes catégories. Elle range tous les êtres vivants suivant les caractères qu’ils ont en commun, des plus généraux (règne) aux plus particuliers (espèce). Tout être vivant connu et étudié sera ainsi nommé, décrit, enregistré et accessible aux chercheurs de toutes origines.

D’autre part, la nomenclature est un système qui consiste à désigner les êtres vivants ou fossiles par un nom latin ou latinisé formé de deux mots, désignant respectivement le genre et l’espèce. Ces normes internationales bien précises sont instituées afin que la compréhension d’un écrit soit facilitée pour tous, quelle que soit l’origine géographique.

Le but de cet article est de tenter d’expliquer quelques règles permettant de mieux comprendre tout cela, sachant que c’est loin d’être simple !

De plus, chaque espèce est nommée, soit, mais il est important de connaître le pourquoi des terminaisons  des taxons que ce soit pour le genre ou pour l’espèce.

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