Archives de catégorie : paléontologie

Nommer les coquilles aux XVIᵉ, XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles

Au cours des XVI, XVIIet XVIIIsiècles, les fossiles au sens actuel du terme, passent progressivement d’un statut de curiosités de la nature au statut d’objet d’étude sérieux par les naturalistes, jetant ainsi les bases de la paléontologie moderne. Les naturalistes et les collectionneurs de curiosités ont été confrontés au défi de nommer les organismes marins  vivants ou fossiles qu’ils découvraient et collectionnaient.

 

Tout d’abord un mot de vocabulaire donné par Antoine-Joseph Dezallier d’Argenville (1680-1765) naturaliste, collaborateur de l’Encyclopédie, grand amateur de Cabinets de Curiosités, grand voyageur et correspondant de nombreux savants et ‘curieux’ d’Europe : 

 

"Tous ces mots de Concha, de Testa & d'Ostreum se rendent en françois par celui de Coquillages, qui ne doit être employé que pour exprimer le Poisson renfermé dans son écaille. Il sert à présenter également l'idée de l'un & de l'autre. Quand il n'est question que de l'écaille sans le poisson, le mot de Coquille convient mieux ; ainsi l'on employera dans ce traité le terme de Coquillage quand on parlera du Poisson & de son écaille conjointement, & celui de Coquille, lorsqu'il ne s'agira que de l'écaillé." Lithologie et Conchyliologie (1742)

Termes génériques pour désigner les fossiles, au sens actuel du terme, du XVI siècle à la fin du XVIIIᵉ siècle 

A la Renaissance la dénomination ‘fossiles’ servait à désigner tous les objets tirés du sol « les matières pour lesquelles recouvrer faut creuser la terre » (Bernard Palissy,  1580). L’appellation ‘pétrifications’ est utilisée par les naturalistes pour décrire la transformation de la matière organique en pierre ou en substance minérale. Ces naturalistes pensaient que les ‘fossiles’ ressemblant à des coquilles actuelles étaient d’origine organique.  

« En effet on déterre d’assez nombreuses coquilles, en partie déjà pétrifiées, en partie encore restées à l’état de vrais coquilles tendres non encore transformées : ce qui montre qu’un temps elles furent des coquilles réelles » Frascatoro, 1517 
« Si tu avais bien considéré le grand nombre de coquilles pétrifiées qui se trouvent en la terre… » Bernard Palissy , Discours admirables de la nature des eaux …, 1580


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Péril en la demeure pour le Club…

Le Club utilise aujourd’hui pour ses activités 2 locaux :

  1. Le pigeonnier de Grignon, inclus dans le périmètre du domaine d’AgroParisTech,  qui abrite aujourd’hui l’espace d’exposition des fossiles de Grignon, des panneaux pédagogiques sur la paléontologie lutétienne, un espace de bureau avec bibliothèque paléontologique et matériel d’observation des fossiles.
  2. Le local du 8 rue Brillat Savarin 75013 (adresse qui regroupe presque toutes les associations parisiennes de la Poste) est le siège du Club où est installé notre atelier disposant de tous les équipements permettant de couper, tailler et polir des minéraux, dégager et préparer des fossiles, observer toutes trouvailles à la binoculaire, analyser des lames minces, faire des moulages… hébergeant aussi la bibliothèque du club.

Sur ces 2 implantations, il y a péril en …la demeure puisque  :

  1. Concernant notre occupation du pigeonnier depuis 1996 : l’Etat a décidé, depuis fin 2015, la mise en vente du domaine de Grignon abandonné par AgroParisTech à la rentrée scolaire de septembre 2022. Dans l’hypothèse de devoir libérer le pigeonnier sur demande du nouveau propriétaire, le Club cherche activement des solutions de remplacement pour héberger ses activités auprès de la Mairie de Thiverval-Grignon, de l’École nationale supérieure de paysage qui a des locaux au potager du roi à Versailles….
  1. Concernant notre occupation du local situé au 8 rue Brillat Savarin 75013 depuis fin 2007 : la Poste qui subventionne, par l’intermédiaire de la DNAS (Direction Nationale des Activités Sociales), ce local pour un loyer valorisé à 18000€/an se doit légalement d’évoluer, à l’instar de toute entreprise privée d’au moins 50 salariés,  vers la mise en place de Comités Sociaux et Economiques (CSE). La transformation du paysage des instances représentatives du personnel sera marquée par la disparition des CT (Comités techniques qui exercent des attributions en matière d’organisation et de fonctionnement des services, de règles statutaires et d’égalité professionnelle), des CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail qui contribuent à la santé et à la sécurité du personnel) et du Cogas (Conseil d’Orientation et de Gestion des Activités Sociales) auquel est rattachée la DNAS (Direction Nationale des Activités Sociales de la Poste) au profit d’un CSE (Comité social et économique qui assure l’expression collective des salariés sur la gestion et l’évolution économique et financière de l’entreprise, l’organisation du travail, la formation professionnelle et les techniques de production. Le CSE dispose de prérogatives spécifiques en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail ainsi que pour la gestion des activités sociales et culturelles dans l’entreprise). A la date du 31 décembre 2023, La Poste via la DNAS cessera toute subvention aux associations qui ont reçu ordre de quitter les lieux à cette date. Dans cette perspective, Le Club entame des démarches auprès de la Mairie du 13ème arrondissement de Paris pour être, dans un premier temps, reconnue comme association locale de cet arrondissement et proposer, dans un second temps, des activités tournées vers les habitants du XIIIème arrdt pour éventuellement obtenir un local à des conditions favorables et pouvoir ainsi continuer nos activités.

Deux chantiers lourds de recherche de locaux qui, s’ils n’aboutissaient pas, pourraient mettre en péril tout ou partie des activités du Club. 

Au fond d’un vieux tiroir poussiéreux…

Occupé à reclasser et nettoyer un peu les vieilles collections stockées au pigeonnier de Grignon, je [Xavier] saisis une à une les boites plastiques et les petits casiers en carton contenant divers spécimens, plus ou moins bien identifiés, afin de les ranger au moins par niveau géologique. L’ensemble est plutôt anodin, des espèces courantes ou des fragments sans intérêt se succèdent sous mes yeux.

Mais une trouvaille intéressante finit par se présenter. C’est une boite en plastique transparent, datant peut-être des années 60 ou 70, froide et pratique. Le modèle existe toujours aujourd’hui, dans la série « LAB » de chez Caubère. Mais elle laisse voir une étiquette qui raconte une autre histoire, et qui est à elle seule est un petit monument historique !

Sur un vieux papier bruni par le temps, une écriture manuscrite ancienne, faite de pleins et de déliés, nous parle d’encrier et de plume. Peut-être une Sergent-Major, utilisée lors de mon année de cours préparatoire ? Quelle élégante esthétique dans cette écriture ! L’étiquette a d’ailleurs une double portant presque les mêmes mentions, visiblement écrite de la même main. Peut-être y avait il deux lots, qui ont été réunis par celui qui a pris le soin d’abriter cette relique dans une boite moderne ?

            

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La femme et la coquille

"Spirale" et "grande Spirale" © Xavier-Vrinat« Spirale » et « Grande Spirale » – Germaine Richier (1957) © Xavier Vrinat

 

Le Centre Pompidou présente jusqu’au 12 juin 2023 une rétrospective de l’ensemble de l’œuvre de Germaine Richier (1902/1959), sculptrice puissante, élève d’Antoine Bourdelle. Parmi l’ensemble des sculptures, gravures et dessins proposées dans l’exposition, une sculpture attire particulièrement notre attention : la « Grande Spirale » (1957), commande de l’Etat pour l’Ecole Nationale Supérieure d’Enseignement Technique de Cachan – Localisation sur le campus de l’ ENS Paris-Saclay.

Germaine Richier ramasse un reste de coquille brisée, en l’occurrence un fragment de columelle qui est la colonne interne d’un mollusque gastéropode, l’axe autour duquel s’articule la structure hélico-spirale (spirale hélicoïdale) de l’ensemble de sa coquille.
Ci-dessous à gauche, coupe montrant, à l’intérieur d’un mollusque gastéropode, son axe central : la columelle. Au centre, fragments de columelles présumées de Cerithium giganteum (Lutétien de Grignon). A droite Cerithium giganteum.

 

Sur ce morceau de coquille calcaire de 20 cm de long (photo ci-contre), Germaine Richier construit un réseau de triangles reliés entre eux (technique de triangulation) qui va lui permettre de modifier les dimensions de l’objet tout en respectant scrupuleusement ses proportions initiales.
A noter que la tête de la columelle ressemble à une mèche sphérique en forme de fraise utilisée en sculpture pour chanfreiner ou pour percer des matériaux durs.

Cette spirale de calcaire, plutôt insignifiante, qu’elle appelle « Vrille », en démultipliant ses dimensions, Germaine Richier la métamorphose et la magnifie tout d’abord en une pièce de bronze doré de 1 m de haut « La Spirale » et une autre en bronze patiné noir mat de 3 m de haut « La grande Spirale » (1957).
Sublimé par l’agrandissement, ce modeste débris atteint ainsi au statut de monument majestueux. « Le débris promu œuvre d’art » pour paraphraser un titre de Roger Caillois – in Arts, Paris, 1962.

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18/09/21 Journée du Patrimoine à Grignon : ANNULEE

Dernière minute : dans le contexte de la vente du domaine et des manifestations de contestation qui s’en suivent, l’ensemble du  domaine sera interdit d’accès pour la journée du patrimoine : toutes les activités prévues en cette occasion et notamment celles du club sont donc annulées.

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Cette année encore, la visite de la falunière paléontologique de Grignon et de l’exposition permanente du Club Géologique IdF est inscrite au programme des journées européennes du patrimoine (JEP). 

Samedi 18 septembre 2021. Lieu de Rdv et départ des visites devant le pigeonnier :  1 Avenue Lucien Brétignières – Cour des Meules – 78850 Thiverval Grignon

Au programme,

  • Visite commentée de la falunière par Didier Merle, Maître de Conférences, Chargé de la conservation des collections de mollusques fossiles au MNHN de Paris. 

         >  3 visites (départs à 14h, 15h et 16h). Port du masque obligatoire sur le chemin d’accès à la falunière et lors de la visite. 

NB : Le parc et le château de Grignon sont interdits d’accès. La traversée du parc pour se rendre à la falunière et retour Cour des Meules se fait en groupe encadré par un membre du Club géologique IdF.

  • Commentaires et visite de l’exposition permanente et atelier binoculaire (observation de micro-fossiles) dans le pigeonnier.

       > accès permanent de 14h à 16h30. L’accès au pigeonnier sera limité à 5 personnes. Port du masque obligatoire. 

Retrouvez cette manifestation sur le site des Journées européennes du patrimoine 2021 en Île-de-France.

NB : Dès l’arrivée sur le parking de Cour des meules, lors de la visite du pigeonnier et durant les trajets et la visite de la falunière le port du masque est obligatoire.

D’éventuelles modifications de ce programme en fonction des contraintes liées à l’évolution de la situation sanitaire seront affichées en temps réel sur ce site.

Le cauri, porcelaine monétaire

Comptage des Kawris dans un poste Boucle du Niger- crédit François-Edmond Fortier (1905) Wikipedia
Comptage des Kawris – Boucle du Niger- François Fortier (1905) in Wiki
                              SOMMAIRE

** Les cauris ** Les cauris, monnaie internationale ** Les cauris dans le "commerce circuiteux" ** Survivance monétaire des Cauris et autres usages

1- Les cauris

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Cauris : Petits coquillages blancs ovale du genre des Cypraea (porcelaines), qui ont servi de monnaie d’échange pendant des siècles en Asie et en Afrique. Cauris (en tamoul et bengali) Bouges (français), bujis (portugais), kowris (anglais).

Seules 2 espèces de Cauris vont nous intéresser : Monetaria moneta Linnaeus, 1758 et Monetaria annulus Linnaeus, 1758 de la famille des Cypraediae.

Monetaria moneta Linnaeus, 1758 est une petite porcelaine du genre Cypraea (cyprées) de 2 cm de long et de poids 2 gr, herbivore, irrégulière et aplatie, les bords sont calleux et rhomboïdals de couleur blanche à beige ;  mais le dorsum semble coloré en transparence, gris verdâtre ou gris bleu à marges jaunâtres, avec parfois des bandes transversales plus foncées. L’ouverture est large et blanche, avec des denticules prononcées.

Monetaria annulus Linnaeus, 1758 : c’est une petite porcelaine du genre Cypraea (cyprées)  de 2 cm de long et de poids 1,5/2 gr, herbivore, blanc perle, ornée d’un anneau jaune vif ou orangé. Le dorsum peut prendre différentes teintes bleu, gris, jaune. Sa bordure arrondie est régulière. 

L’aire de répartition générale des Cypraea est la zone tropicale Indo Pacifique, de la côte est de l’Afrique à l’Australie, du Japon aux Tuamotu et à Hawaï dans le Pacifique central. Mais plus spécifiquement l’aire de répartition des 2 espèces précédentes, dans la partie occidentale de l’Océan indien :

    * Monetaria moneta : Ceylan et les Maldives

    * Monetaria annulus : Entre Madagascar et le Mozambique. Lire la suite

Vente du Domaine de Grignon

Depuis le 8 février, fin de la première phase de sélection, seuls 4 dossiers restent en lice pour le rachat du domaine de Grignon, dont le projet porté conjointement par Grignon 2026 et la Communauté de communes Cœur d’Yvelines (regroupement de 31 communes) qui est soutenu par le Club depuis le début.

Les auditions des 4 derniers candidats retenus vont débuter début mars. Cloture des candidatures le 26 mars. La décision finale sera communiquée en avril/mai 2021.
 
  • Depuis le 16 mars, les étudiants occupent et bloquent l’accès au campus. Pour manifester votre soutien de dernière minute à ce projet, vous pouvez signer la lettre d’intérêt via le formulaire en ligne à cette adresse.
  • Le blocage du campus de Grignon par les étudiants relaté par Le Monde le 28 mars et par France info le 3 avril.
  • 6 Avril 2021 : Levée du blocage du Campus.  Bienvenue sur le site du mouvement des étudiants d’AgroParisTech Sauvons Grignon !
 

L’Argonaute

Alcide d'Orbigny - Planche Argonauta argo - Histoire Naturelle Générale... (1835)
  Alcide d’Orbigny – Planche Argonauta argo – Histoire Nat. (1848)*
           « Déjà au sommet de l’aurore point le fils de la lumière,                      fait de la lune,
                                     l’argonaute qu’un seul frisson dirige,                                                                  qu’un tremblant contact de l’écume a modelé,                                          et qui navigue sur la vague avec sa nef spirale de jasmin »                     Pablo Neruda**

 

Depuis l’antiquité, le comportement de ce mollusque céphalopode (ordre des Octopodes, famille des Argonautidae) qu’est l’Argonauta Linnaeus, 1758 intrigue et fascine les naturalistes et observateurs divers. On pourra se référer aux nombreux sites internet (voir en fin d’article) qui traitent de ce sujet soulignant l’intérêt que suscite encore l’Argonaute. Cet article n’a pas d’autres ambitions que de brosser à grands traits les jalons descriptifs et illustratifs de ce mollusque.

  • Dimorphisme sexuel important puisque le mâle ne mesure qu’1 ou 2 centimètres alors que la femelle atteint 40 à 50 cm à l’âge adulte. Les membranes (palmures) situées au bout de sa première paire de tentacules ont été comparées à des voiles, ce qui vaut à ce mollusque son nom d’Argonaute, confirmé par Linné en référence à Jason et les princes grecs partis sur leur navire Argo à la recherche de la toison d’or. Cf. ses plus anciennes représentations sur de nombreuses poteries anciennes (époque minoenne et mycénienne 3500 BP).

Le premier récit descriptif (mais fictionnel quant au mode de navigation supposé), qui subsiste est celui d’Aristote en 300 BC qui considère que la coquille/nacelle de l’argonaute femelle lui sert de bateau, six bras servent de rames et deux de voiles.  Lire la suite

 

GRIGNON, UNE PASSION

                                  Claude à la recherche de la coquille…*

Après 26 années et 7 mois passés à la tête de l’Equipe de Grignon, émanation du Club Géologique de La Poste et Orange (ex France Télécom) en Île de France j’ai pensé qu’il était temps de céder la place à mon successeur, en l’occurrence, Yann Deffontaine qui a été élu à la tête de notre Association lors de l’Assemblée Générale de mars 2017.

Je rappelle qu’à l’origine du Club, en 1981, Jacques Géraud étant Président, j’ai commencé par en être le Vice-Président pendant 21 ans puis comme Président pendant 11 ans. J’ai dû également pendant un certain temps, représenter notre association auprès des instances nationales du Club basées à Lyon en Région PACA lors des réunions. Son Président National m’a demandé de le représenter auprès de la CACF (Convention des Activités Culturelles Françaises). La majorité des associations de théâtre, musique, …dépendaient de lui, de même que le Studio Raspail où se déroulaient leurs spectacles. Celui-ci ayant pris la mauvaise habitude de siphonner nos subventions à leur profit (Je crois que nous étions les seuls, avec Objectif Image Paris à participer aux frais à fonds perdus), nous en sommes partis.

Ultérieurement, Jacques m’est témoin que nous avons été pris violemment à partie par un courageux anonyme lors de l’AG Nationale du Club en 2009.  Aucun président de séance, aucun président de Région n’est intervenu. Dans ces conditions, nous n‘avons plus participé à aucune de ses réunions.

Dire que certains affirment que la vie est un long fleuve tranquille !

 Le document que j’ai rédigé poursuit deux buts : montrer ce qu’il a fallu faire pour, à partir de rien, sans connaissances spéciales, mais beaucoup de bonnes volontés, qui ne m’ont jamais manqué, arriver aux résultats que vous connaissez, et qui me rendent plutôt fier du travail que nous avons accompli.

Il a fallu convaincre les divers dirigeants de La Poste et France Télécom, fournir des dossiers pour espérer recevoir leurs subventions, mais aussi les dirigeants de l’Institut National Agronomique Paris-Grignon, je pense tout spécialement à Messieurs Durey et Mélin qui nous ont toujours soutenus et encouragés et, in fine, Jean-Claude Fischer le Directeur du Muséum National d’Histoire Naturelle de l’époque. 

Le second but, plus personnel, c’était de laisser une documentation visible et documentée de ce qui m’a occupé autant de temps. Laisser aussi une trace pour nos successeurs.

« Ce n’est pas le chemin qui est difficile, c’est la difficulté qui est le chemin », ainsi que je l’affirmais sur nos Bilans d’Activité.

Ils profiteront de notre travail de défricheurs, et j’espère qu’ils le continueront longtemps.

En quelque sorte, ils « entreront dans la carrière quand leurs aînés n’y seront plus ».

J’ai retrouvé des documents dont j’avais perdu la trace et je les ai ordonnés en chapitres. Cela permet à tous, mais aussi à moi de les retrouver plus facilement. J’ai remodelé leur liste pendant tout mon travail de rédaction pour aboutir à ce document que je vous laisse.

Claude HY

* Un clin d’œil à Claude qui m’a fait découvrir ce magnifique texte de Valéry ‘l’homme et la coquille’. JD

Sortie à Cuise la Motte : ANNULEE

La sortie à Cuise la Motte est annulée pour cause de nombre insuffisant de participants. 

Cuise la Motte – Cliché d’A. Robin (1925) extrait site de l’A.E.S.S.F.G. 
 
Bonjour à tous, 
 
J’ai le plaisir de vous proposer la visite de deux sites remarquables situés au cœur de notre passion commune le samedi 3 Octobre 2020
Ci-dessous une petite présentation de la journée. Je suis à votre disposition pour toute information complémentaire.
Merci de me confirmer votre présence dès que possible.
 
Amicalement, 
 
Delphin
 
1: Le Géosite de Cuise-la-Motte
 
Bien connu des paléontologues, le site fossilifère de Cuise-la-Motte (Oise) est le stratotype du sous-étage Cuisien, correspondant à la partie supérieur de l’Yprésien.
Certains d’entre vous on eu l’occasion d’y récolter sa faune fossile caractéristique dans le passé. 
Ouvert au public en 2019, le site protégé est très bien aménagé et montre différentes coupes stratigraphiques détaillées et expliquées. 
C’est l’AESSFG, dont 3 membres de notre association font parti qui a œuvré pour la mise en valeur du site et nous invite à venir le visiter ( http://aessfg.fr/?page_id=7 )
 
2: La carrière d’Eméville
 
La carrière ainsi que son treuil à moulin (dont la restauration s’est achevé en 2017) sont entretenus et mis en valeur par des passionnés incollables, membres de l’association Roches et Carrières ( https://www.rochesetcarrieres.fr/ ). 
La visite, encadrée par un bénévole de l’association, permettra de découvrir le site sous les aspects géologiques, historiques et environnementaux.
 
 
Déroulement de la journée et aspects pratiques:
 
L’accès aux 2 sites ainsi que les visites sont entièrement gratuits. 
Toutefois, une petite pièce pour soutenir l’association Roches et Carrières serait certainement appréciée en fin de visite (à votre bon vouloir!!). 
Seul le transport est donc à prévoir. Nous pourrons nous organiser pour co-voiturer. Des parkings sont aménagés sur les 2 sites. 
 
Arrivée sur le site de Cuise-la-Motte entre 10h45 et 11h. 
Nous aurons le plaisir de bénéficier si besoin des éclairages de Xavier sur place.
En fonction de la curiosité de chacun, la visite peut durer environ une heure.
Pour le déjeuner, prévoir un pique-nique. Deux tables seront à notre disposition sur le site ainsi qu’un abris ouvert en cas d’intempéries.
 
Nous sommes ensuite attendus sur le site d’Eméville entre 13h30 et 14h
Le trajet de Cuise-la-Motte à Eméville dure environ 30 minutes.
(Si besoin, en fonction des participants et de la météo, nous pourrons revoir l’heure d’arrivée du matin pour prendre plus ou moins le temps à midi.)
La visite du second site dure environ deux heures.