Les premières mentions des fossiles de Grignon
Les fossiles du Bassin parisien sont connus et mentionnés de longue date. Dès le XIIIᵉ siècle, Albert le Grand évoque l’existence de « pierres figurées » et de coquilles pétrifiées, sans toutefois en proposer une interprétation naturaliste au sens moderne. Ces objets restent longtemps intégrés à des lectures symboliques, théologiques ou spéculatives, et ne sont que rarement rattachés à des localités précises.
Dans son traité intitulé « De causis proprietatum elementorum » (Des propriétés des éléments), Albert le Grand aborde l’origine de certaines pétrifications en lien avec les variations anciennes du niveau marin, évoquant des phases de transgression et de régression de la mer. Il propose à cette occasion ce qui constitue l’une des premières mentions connues des fossiles du bassin de Paris, qu’il interprète comme des restes d’animaux aquatiques incorporés aux sédiments puis conservés dans la pierre grâce à des conditions favorables de froid et de sécheresse. Cette observation préfigure les recherches ultérieures sur les fossiles et leur formation :
"Nous trouvons une preuve de tout cela (le recul de la mer) dans les restes d’animaux aquatiques (...) ; l’eau sans doute les y a amenés avec le limon gluant qui les enveloppait ; le froid et la sécheresse de la pierre les ont ensuite préservés d'une putréfaction totale. On trouve une très forte preuve de ce genre dans les pierres de Paris, en lesquelles on rencontre très fréquemment des coquilles, les unes rondes, les autres en forme de croissant de Lune, les autres encore bombées en forme d’écaille de tortue." De causis proprietatum elementorum (v.1250)
Il faut cependant attendre le milieu du XVIIIᵉ siècle, dans un contexte d’effervescence intellectuelle et scientifique marqué par les débats sur l’origine de la Terre, la nature des fossiles et l’histoire du globe, pour voir apparaître des descriptions plus précises et localisées. Cette période, portée notamment par des figures telles que Antoine de Jussieu, Fontenelle, Buffon, Louis Bourguet, Benoît de MailletAntoine Joseph Dezallier d’Argenville, voit l’émergence d’une approche plus systématique des terrains et des fossiles du Bassin parisien.
On ignore depuis quand la falunière de Grignon est connue et exploitée. La première occurrence textuelle clairement identifiable apparait au milieu du XVIIIème siècle, dans une correspondance privée entre Jacques-Tranquillain Féret (?1698-1759), apothicaire installé à Dieppe et naturaliste, connu pour son Cabinet de Curiosités, et Louis-Élisabeth de la Vergne, comte de Tressan (1705-1783), membre de l’Académie royale des sciences. Dans une lettre datée datée du 5 mars 1753 Féret mentionne son exploration des fossiles à Grignon accompagné de collègues éminents :
Je ne vous ai point envoyé des fossiles de Courtagnon, de Villarseau, de la Garenne des Boves, de Chaumont, de Magny et de Grignon qui sont à peu près les mêmes que ceux de Champagne ; les ayant examinés sur les lieux au mois de septembre, accompagné de M. Bernard de Jussieu et Rouelle qui m'avaient assigné rendez-vous à Magny, où je me trouvai très exactement pendant le mois de juillet dernier que j'ai passé à Paris, j'ai (?) à Grignon - 2 lieux au delà de Versailles - pour y examiner les fossiles qui s'y trouvent en grand nombre…
Fac-similé de la lettre au comte de Tressan.
Féret et le comte de Tressan : deux figures du bouillonnement naturaliste du XVIIIᵉ siècle
Jacques-Tranquillain Féret (v. 1698-1759) est apothicaire à Dieppe, profession qui, au XVIIIᵉ siècle, constitue l’un des principaux viviers du naturalisme provincial. Chimiste praticien, collecteur et observateur de terrain, Féret se distingue par la constitution d’un important cabinet de curiosités, riche en minéraux, fossiles et productions naturelles, largement ouvert aux savants et amateurs éclairés parmi lesquels Dezallier d’Argenville, J.E. Guettard et… le comte de Tressan.
Ses séjours à Paris où il rencontre Buffon et de Daubenton, ses récoltes de fossiles dans le Lutétien du bassin parisien menées avec Bernard de Jussieu et Guillaume-François Rouelle ainsi que son activité épistolaire témoignent de son insertion dans les réseaux savants de son temps, reliant les observations locales aux débats scientifiques parisiens.
Louis-Élisabeth de La Vergne, comte de Tressan (1705-1783), esprit encyclopédique, membre de l’Académie royale des sciences, appartient davantage au monde des amateurs éclairés qu’à celui des naturalistes de terrain. Son intérêt pour les sciences naturelles s’inscrit dans une démarche de curiosité érudite et de sociabilité savante, caractéristique de l’aristocratie savante/cultivée des Lumières. Après une rencontre déterminante avec Buffon, Tressan entreprend de constituer une collection de fossiles et de minéraux destinée à étayer les théories du naturaliste sur l’origine et l’histoire de la Terre. Cette collection est principalement composée d’échantillons recueillis dans les environs de Boulogne et en Lorraine.
S’il ne joue pas un rôle déterminant dans la circulation, la validation ou la diffusion des observations naturalistes issues des terrains du Bassin parisien, sa correspondance avec Jacques-Tranquillain Féret et sa visite de son cabinet de curiosités témoignent néanmoins de l’intérêt porté, dans certains cercles académiques et mondains, aux découvertes fossiles alors émergentes, et de leur intégration progressive dans les débats savants du temps.
- La correspondance entre Féret et le comte de Tressan illustre parfaitement le fonctionnement de la science au milieu du XVIIIᵉ siècle : un dialogue constant entre praticiens de terrain et institutions savantes, entre cabinets provinciaux et Académie royale. La mention explicite des fossiles de Grignon dans cette correspondance confère à ce site une place précoce dans l’histoire de l’étude naturaliste du Bassin parisien, à un moment charnière où les fossiles cessent progressivement d’être de simples curiosités pour devenir des objets d’étude scientifique.
Antoine Joseph Dezallier d’Argenville
Dans son ouvrage L’Oryctologie, paru en 1755, Antoine-Joseph Dezallier d’Argenville (1680-1765), naturaliste, collaborateur de l’Encyclopédie et grand amateur de cabinets de curiosités, évoque explicitement l’abondance et la diversité des fossiles présents à Grignon. Il y décrit les sablonnières du site, riches en coquilles fossiles de petite taille, blanches, et en dresse un court inventaire :
Les environs de Verſailles offrent aux Curieux un bois pétrifié, où d'aſſez gros buccins ſe ſont incruſtés ; la terre de Grignon près de la même ville, a des ſablonnieres en maſſe & fort élevées, toutes remplies de foſſiles de différens genres, ils ſont petits & tout blancs. On y trouve principalement des rochers, des buccins, des vis, des cames, des limaçons à bouche applatie, tels que l'éperon, des tellines, des tonnes, comme la harpe, la porcelaine, le bonnet chinois ou cabuchon, des poulettes & des boucardes.[1]
Ce passage constitue l’une des premières descriptions publiées, précises et localisées, des fossiles de la falunière de Grignon.
Jean-Etienne Guettard
En 1759, Jean-Étienne Guettard (1715-1786) mentionne à son tour Grignon dans son mémoire présenté à l’Académie royale des sciences, Sur les accidents des Coquilles fossiles, comparés à ceux qui arrivent aux Coquilles qu’on trouve maintenant dans la Mer. Il y signale la présence de coquilles fossiles portant des fragments étrangers (Xenophora agglutinans), phénomène qu’il compare à des observations effectuées sur des coquilles actuelles.
En 1759 J.E Guettard signale, dans son mémoire à l’Académie des Sciences « Sur les accidents des Coquilles fossiles, comparés à ceux qui arrivent aux Coquilles qu’on trouve maintenant dans la Mer« , la présence de coquilles fossiles à Grignon, mentionnant également d’autres sites comme Courtagnon et Chaumont en Vexin :
Depuis la compoſition de ce Mémoire, j'ai vu une fripière [Xenophora] qui étoit dans ce cas : elle étoit chargée de morceaux fruſtes [frustes] de différentes cames , & de buccins qui avoient été considérables par la grandeur : j'en ai vu une autre où les coquilles étoient mêlées avec des cailloux. Puis page 49 : On trouve de ces coquilles nues où chargées de corps étrangers à Courtagnon, à Grignon & à Chaumont en Vexin…Note (a) page 47
Carl von Linné
En 1771, Carl von Linné décrit et nomme Cardium lithocardium dans la Mantissa Plantarum altera generum editionis VI et specierum editionis II. Il y mentionne explicitement un bivalve fossile (inter petrificata), signalé comme abondant dans les environs de Grignon.
Toutefois, la provenance exacte du spécimen décrit par Linné demeure incertaine, aucune indication précise du lieu de récolte n’étant fournie.
Jean-Baptiste Lamarck
En 1801, J.B. Lamarck mentionne à son tour les coquilles fossiles de Grignon dans son ouvrage « Système des animaux sans vertèbres », en les comparant à d’autres gisements majeurs du Bassin parisien :
En France, les coquilles fossiles de Courtagnon près de Reims, de Grignon près Versailles, de la ci-devant Touraine, &c. sont presque toutes encore dans cet état calcaire, avec la privation plus ou moins complète de leur partie animale, c'est-à-dire de leur luisant, leurs couleurs propres et leur nacre.
Grignon apparaît ici comme une localité bien établie dans le paysage fossilifère français.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t54185445r/f160.image.r=Grignon#
Pierre Dénys de Montfort
Jacques Louis Marin Defrance
Dans son Mémoire sur les fossiles des environs de Paris (1802), Lamarck souligne de façon particulièrement appuyée le rôle joué par Jacques Louis Marin Defrance (1758-1850), naturaliste amateur résidant dans les environs de Grignon :
Dans le canton de Grignon, petite commune à environ sept lieues (près de trois myriamètres) de Paris, du côté de Versailles, le citoyen Defrance, amateur éclairé de cette partie de la nature, et infatigable dans la recherche de ses productions, a recueilli au moins cinq cents espèces de coquilles fossiles, dont plus des trois quarts n'ont encore été décrites dans aucun ouvrage d'histoire naturelle. Les professeurs du Muséum voulant favoriser le zèle du citoyen Defrance, et contribuer à fixer la connoissance de tant d'objets intéressans en attendant qu'une description suffisante en soit donnée au public, ont consenti à faire peindre dans la collection précieuse des vélins du Muséum toutes les espèces de coquillages fossiles recueillis à Grignon. Cette belle entreprise, exécutée avec les plus grands soins par deux artistes très distingués, les citoyens Maréchal et Oudinot, est maintenant fort avancée.
Il s’agit bien du naturaliste Jacques Louis Marin Defrance [1758-1850], dont plus de 300 spécimens issus de Grignon sont représentés sur les 52 vélins commandés par Lamarck (notamment le Vélin n°2)). Ces illustrations originales servirent directement à la rédaction du Mémoire sur les fossiles des environs de Paris (1802), puis au Recueil de planches des coquilles fossiles des environs de Paris publié en 1823.
Pierre Dénys de Montfort et Félix de Roissy
L’Histoire naturelle des mollusques, ouvrage faisant suite aux œuvres de Leclerc de Buffon et consacré aux mollusques par Pierre Dénys de Montfort (1766-1821), puis par Félix de Roissy, publiée entre 1802 et 1805, marque une étape décisive. Grignon est abondamment cité parmi tous les grands autres sites fossilifères du Bassin parisien : Courtagnon (tuffeau de Damery), la ferme de l’Orme, Chaumont-en-Vexin, entre autres.
Jacques-Michel Coupé
En 1805, Jacques-Michel Coupé (1737-1809) publie dans le Journal de physique, de chimie, d’histoire naturelle et des arts un article intitulé Sur les sols des environs de Paris. Il y propose l’une des premières descriptions géomorphologiques structurées du site de Grignon, en reliant la mise à jour des dépôts fossilifères à l’action de l’érosion fluviatile :
Grignon est situé sur un ruisseau [Ru de Gally, ndlr] qui vient du parc de Versailles et va se jeter dans la Seine entre Mante et Meulan. Pendant la longueur des siècles les eaux, dont ce ruisseau est le passage, ont excavé ce canal jusqu'à la craie.A une lieue au midi, un autre ruisseau [Ru Maldroit, ndlr], coulant parallèlement vers la même embouchure, a excavé de même, et a mis aussi la craie marine à découvert. Il est resté en éminence entre eux une langue, un dos alongé et isolé de la déposition du pilé marin. C'est dans sa région inférieure que se trouve le célèbre dépôt des coquillages de Grignon. C'est un massif de débris coquilliers versé confusément, solidaire, sans lits et simplement tassé. Ce pilé est blanc, net et parfaitement lavé ; des coquillages de toute espèce également blancs et purs y sont entremêlés en désordre, et dans tous les sens. Tous sont parfaitement conservés dans leur substance.
Barthélemy Faujas de Saint Fond (photo)
En 1809 Barthélemy Faujas de Saint Fond (1741-1819, premier titulaire de la chaire de géologie du Muséum national d’Histoire naturelle — et éditeur en 1777 des œuvres complètes de Bernard Palissy — décrit dans son Essai de géologie plusieurs fossiles de Grignon, en insistant sur leur état de conservation exceptionnel malgré leur extrême fragilité :
"En fig. 2 et 3 Murex tripteris, Linn. Fossile de Grignon, de la plus parfaite conservation, malgré la délicatesse et la fragilité des ailes et des appendices placés vers la bouche gravée sur ses deux faces et de grandeur naturelle. L'analogue est dans l'Océan atlantique et dans les mers de l'Inde. Cette coquille est chère lorsqu'elle est d'une belle conservation."
Vers les grandes synthèses naturalistes
La falunière de Grignon sert ainsi de support à de nombreux travaux scientifiques et devient un terrain privilégié pour l’élaboration et la confrontation des grandes théories naturalistes du début du XIXᵉ siècle. Jean-Baptiste Lamarck (1744-1829) et Georges Cuvier (1769-1832), tous deux professeurs au Collège de France à la même époque, y trouvent matière à nourrir leurs conceptions opposées de l’histoire du vivant.
Lamarck y voit un témoignage de la transformation progressive des espèces sous l’effet des conditions du milieu et de l’usage ou du non-usage des organes et transmettent ces acquis, tandis que Cuvier défend l’idée de la fixité des espèces, ponctuée par des extinctions brutales liées à des catastrophes successives remodelant périodiquement la surface de la Terre.
Toutes ces observations dispersées trouvent bientôt leur cohérence dans les travaux de Cuvier et Brongniart, qui donnent au Bassin parisien sa première lecture stratigraphique fondée sur les fossiles.
Cuvier et Brongniart
Au début du XIXe siècle, dans le cadre de la préparation de l’Essai sur la géographie minéralogique des environs de Paris, Alexandre Brongniart et Georges Cuvier arpentent systématiquement le bassin parisien. En septembre 1806, Cuvier écrit à Brongniart « Je vous remercie beaucoup de votre mémoire sur les environs de la Mauldre. J’en ai porté les résultats en enluminure sur ma carte. Le voyage de Grignon, et celui de Saint Germain et de Poissy termineront tout de ce côté là. Du côté où je suis, tout est terminé à présent. J’ai trouvé la craye à demi lieue au-delà de Nemours et (ce qui est bien remarquable), entre elle et le silico-calcaire, il y avait des poudingues pendant cinq cents pas. » (Correspondance citée par Philippe Taquet, Les contributions respectives de Georges Cuvier et d’Alexandre Brongniart à l’élaboration de l’Essai sur la géographie minéralogique des environs de Paris, COFRHIGÉO, séance du 11 mars 2009.)
La première coupe stratigraphique de Grignon est établie et publiée par Cuvier et Brongniart en 1811, dans l’Essai sur la géographie minéralogique des environs de Paris ; elle sera reprise et diffusée plus largement dans les éditions ultérieures, notamment celle de 1825.
Alcide d’Orbigny
Contrairement à Lamarck ou Defrance, Alcide d’Orbigny ne semble pas avoir mentionné explicitement Grignon, son approche privilégiant les synthèses stratigraphiques et fauniques à l’échelle régionale plutôt que l’étude détaillée de gisements particuliers.
Chez Alcide d’Orbigny, l’expression « fossile aux environs de Paris » désigne l’ensemble des gisements tertiaires du Bassin parisien ; Grignon, site majeur du Lutétien, y est très vraisemblablement inclus, sans toutefois être mentionné explicitement.
Le Congrès International de Géologie de 1900
En 1900, à l’occasion du Congrès International de Géologie, Stanislas Meunier réalise une maquette représentant la géologie du parc de Grignon. Celle-ci sera ensuite reproduite en 1910 par P.H. Fritel dans son « Guide géologique de la région parisienne« .
En 1902, Auguste Robin évoque la falunière de Grignon dans son ouvrage La Terre : ses aspects, sa structure, ses évolutions, en soulignant le caractère désormais classique du gisement et l’abondance de sa faune fossile :
"La petite carrière de Grignon, improprement appelée falunière, est tout à fait classique; elle a enrichi plusieurs musées étrangers et un grand nombre de collections particulières. En quelques heures on peut facilement y recueillir quelques espèces très répandues ; parmi les acéphales: cardita ünbricata, pectunculus pulvinatus, chama lamellosa, venus lævigata, el parmi les gastropodes : fusus longævus, fusus bulbiformis, fusus sublævigatus, nalica cepacea, rostellaria lissurella, ancillaria buccinoides, turritella sulcata et l'admirable voluta spinosa toute rayée de rose. Ces différentes coquilles, extrêmement jolies, sont très abondantes à Grignon; mais la faune de cette localité est innombrable et pour recueillir une intéressante collection il est important d'y revenir seul à plusieurs reprises. Malheureusement le Cerithium giganteum n'y existe qu'en fragments; par contre, lucina gigantea, dont la fragililé est si grande, s'y trouve intacte. Ce beau gisement comprend la partie supérieure du calcaire à nummulites et une partie du calcaire à milliolites."
À ce texte est jointe une illustration de P.-H. Fritel représentant les fossiles emblématiques de Grignon.

Des photographies anciennes témoignent de l’activité des « coquillards », ouvriers spécialisés dans l’extraction du falun, vêtus de blouses et travaillant sur le front de taille de la falunière, alors située à l’emplacement actuel du manège hippique. Les termes faluns et falunière, apparus vers les années 1720, s’imposent progressivement pour désigner ces dépôts riches en débris coquilliers.
Les faluns présents sous la couche de terre arable en certains endroits du domaine de Grignon sont des roches sédimentaires constituées d’amas de coquilles marines fossilisées. A l’instar des faluns de Touraine, ils ont été utilisés comme amendement agricole en raison de leur haute teneur en calcium (carbonate de chaux) et en oligo-éléments bénéfiques pour la croissance des plantes. En plus d’enrichir le sol, ils améliorent sa structure en favorisant la rétention d’eau et la circulation de l’air.
Il reste toutefois à déterminer si l’extraction des faluns à Grignon est directement liée à la création de l’École d’agriculture ou si elle lui est antérieure, question qui demeure ouverte faute de sources explicites.
Quelques cartes postales anciennes représentant la falunière :


